Nous avions annoncé que la fin de l’année serait celle de tous les dangers pour des dossiers environnementaux locaux. Nous y sommes malheureusement maintenant confrontés. La presse nous livre un à un le niveau d’avancée des projets en cours avec pour point commun la volonté de nos édiles de faire vite.

Le PLU de Brétignolles sur Mer est enfin annoncé

La presse du 11 novembre nous apprend que la commune de Brétignolles sur Mer a ordonné l’ouverture d’une enquête publique sur le projet de PLU. Celle-ci se déroulera du 19 décembre 2018 au 18 janvier 2019.

Le point de vue du CPNS

Le plan local d’urbanisme (PLU) est un document fixant les normes de planification de l’urbanisme pour une commune ou un groupement de communes. Le PLU établit ainsi les principales règles applicables à l’utilisation du sol sur un territoire déterminé. Depuis plus de 10 ans le CPNS réclame son élaboration pour la commune de Brétignolles sur Mer. En effet, nous estimons que c’est dans ce cadre qu’aurait dû être défini -et donc éventuellement autorisable- le périmètre de la future implantation du projet de port de la communauté de communes du Pays de Vie sur ce territoire.

Le CPNS ouvre le dossier et vous rendra compte.

 

La thalasso de Sion de nouveau sur les rails

Sous ce titre, l’édition Ouest-France du 1er décembre précise que sur les cinq recours déposés à son encontre, le tribunal administratif de Nantes a rejeté les requêtes sauf celle concernant le permis de construire qui n’a pas respecté les délais. Le permis a donc du être redéposé. Il vient d’être délivré (28/11/1018). Dans l’article, le promoteur, la CCY Invest, déclare vouloir rattraper le temps perdu et annonce que la démolition de l’îlot Jeanne d’arc devrait débuter en début d’année 2019 et que «  tout devrait être rasé avant l’été 2019 ». Comme pévu, le projet est assorti d’un projet immobilier pour accueillir les curistes que le promoteur estime à 300 par jour. Le maire de la commune Laurent Boudelier se veut rassurant « d’après de nombreuses études des services de l’état, il n’y aura aucune conséquence sur l’environnement ». Et de préciser un peu plus loin : « Ce nouveau bâtiment permettra également de structurer le nouveau visage de Sion (…/...) Après la disparition de l’ancien Casino des Pins, une autre structure s’apprête, elle aussi, à sortir de terre. Elle devrait accuillir l’office du tourisme, une salle d’exposition et de concert ».

Le point de vue du CPNS

L’affirmation d’une préservation de l’environnement au sujet de l’implantation d’une thalasso nous laisse évidemment assez sceptique : d’une part, les captages d’eau par système à filtration à marée haute annoncés devront être étudiés de près, d’autre part, dans cet Espace Proche du Rivage qu’est l’îlot Jeanne d’Arc, l’extension d’urbanisation doit être limitée d’après la loi Littoral, ce qui ne nous semble pas être le cas; en effet, on passe de 18 petites maisons à un étage maximum soit 200m² environ à un immeuble de 3 étages + attique de 130m de long de près de 9400 m² !

A la première lecture, on peut dire qu’à quelques détails près, il s’agit du même projet. La surface créée diminue de 115m² et passe de 9463.71 m² à 9348.21 m². Quelques erreurs ont été rectifiées comme la superficie du terrain ou l’insertion dans le site côté mer (la villa Monique a été représentée à la bonne place), l’aspect de la façade mer a été légèrement modifiée (plus aérée) ; mais l’insertion dans le site depuis la rue de l’Océan n’a pas été modifiée et reste toujours erronée ! Un parking de 141 places est créé à la côte -3 (4,77 NGF).

Nous avons sollicité une version dématérialisée du permis de construire afin de l’étudier correctement. Nous y reviendrons donc.

Quant à la disparition de l’ancien Casino des pins, nous avons tout dit déjà. Nous retiendrons que le litige n’est toujours pas tranché sur le fonds par le tribunal administratif et qu’avec cette disparition et celle des maisons de l’îlot Jeanne d’Arc, c’est tout le cœur historique de Sion qui disparaît.

La question bête : Le congrès des maires, à quoi ça sert ?

Dans cet article de Ouest-France daté du 24 novembre nous ne retiendrons que cette information : Laurent Boudelier a «  animé une webconférence sur le défit Zéro poubelle. Il a été sélectionné parmi les projets les plus innovants dans la catégorie « énergie et environnement » du concours Grand prix des maires de France »

Le point de vue du CPNS

Pas si bête que cela, la question ! Ce concours qui a eu lieu pour la première fois cette année, a pour but de récompenser les meilleures initiatives prises par les maires de France sur diverses catégories : ville sociale, mobilité et aménagement, développement économique, énergie et environnement, numérique et services, sport et culture. Contrairement à ce que laisserait à penser l’article, la ville de Saint-Hilaire-de-Riez n’est pas récompensée (liste des lauréats). La ville a simplement assuré sa promotion.

Pour ce qui est du problème concomitant au « zéro poubelles », la Municipalité aurait mandaté un cabinet d’étude pour les problèmes de crottes de chiens et de mégots de cigarettes. Etait-il nécessaire d’avoir recours à un prestataire extérieur pour traiter de ces sujets ? Nous pensons plutôt que ces thèmes pouvaient faire l’objet de groupes de travail avec les associations environnementales et représentants des citoyens qui font partie du Conseil de développement durable de l’agenda 21. Le CPNS a récolté des idées là-dessus et s’apprête d’ailleurs à demander un entretien avec le service de développement durable de la Ville pour en traiter.