Tempêtes Amélie début novembre, Fabien le 22 décembre, … les coups de vent sont de plus en plus violents depuis cet automne. Ce n’est pas sans conséquences sur notre littoral.

 Fragilisation de la dune

 Notre côte subit de plein fouet les conséquences des tempêtes et vents violents à répétition : malgré des coefficients de marée inférieurs à 100, la mer attaque de plus en plus les pieds de dune (plus de 2m à certains endroits), les protections sont arrachées et les enrochements s’éboulent, comme à à la Paterne par exemple (cf photos à St Gilles Croix de Vie). La base de l’escalier accès Kerloo en bois sur pilotis a été endommagée.

 

         

L’enrochement favorise l’érosion

Autre conséquence, des caoudeyres1 se sont formées à la cime des dunes désormais fragilisées et parfois prêtes à s’écrouler.

A Brétignolles-sur-Mer, les protections ont été aussi arrachées au Marais Girard par la mer courant novembre. Depuis, de nouvelles protections ont été placées lors d’un chantier citoyen.

A St Hilaire de Riez, le sable est arrivé sur le remblai de Sion. 

Ces phénomènes climatiques de plus en plus fréquents sont à prendre en compte pour la sécurité de tous. Une fois de plus nous constatons les effets néfastes des enrochements au pied des accès de plage avec pour effet de creuser encore plus la dune de chaque côté. (voir photo)

 

Echouages d’animaux

Autre conséquence des vents : vous avez sans doute remarqué la présence massive de petits éléments transparents de la taille d’une moule surmontés d’une sorte de voile avec des motifs sinueux. Ce n’est pas du plastique mais la partie supérieure de vélelles. Contrairement aux apparences, ce ne sont pas des méduses mais des colonies de polypes marins, des organismes se nourrissant de plancton, qui se sont échouées ces derniers jours sur le littoral, poussés par le vent. Ce phénomène naturel qui reste assez rare sur nos côtes est donc lié, là encore, à la météo marine. A noter que les vélelles ne sont pas urticantes comme certains pouvaient le croire.

De même nous retrouvons plus fréquemment des phoques échoués (cas évoqué dans la presse à St Hilaire de Riez le 1er janvier 2020).

 

Que faire si on repère un échouage de mammifères marins

et de tortues marines

Lors de la découverte d’un animal échoué mort ou blessé, qu’il s’agisse d’un mammifère marin, ou d’une tortue marine :

  • Ne manipulez surtout pas l’animal afin d’éviter tout risque de transmission de maladie.
  • Essayer de relever les informations essentielles et si-possible prendre des photos : signalez le lieu, l’espèce, la taille et son état
  • Si il s’agit d’un mammifère marin, contacter immédiatement l’observatoire PELAGIS au 05-46-44-99-10. S’il s’agit d’une tortue marine, prévenir le CESTM au 05-46-34-00-00. Ainsi une personne habilitée à intervenir se rendra au plus vite sur les lieux pour examiner l’animal. L’animal sera alors analysé afin de connaître les causes de sa mort et d’effectuer divers relevés scientifiques. Ensuite, le cadavre sera incinéré en centre d’équarissage.
  • Une fois l’organisme compétent contacté, merci d’également prévenir et d’envoyer si possible une photo à l’adresse mail sentinelle@estuaire.net  qui relayera alors l’information sur son site internet afin d’en informer les autres usagers.

1dépression circulaire formée par le vent au sommet des dunes

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