Selon une communication de la municipalité de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le projet d’implantation d’une antenne relais FREE est en cours de validation, rue de la Rabalette, à 132m de l’école des Salines. Il s’agirait alors de la troisième implantation dans ce secteur sensible puisqu’il y en a déjà une au niveau du Dojo et une seconde au niveau de la caserne des pompiers.

 

Une étude sur l’exposition aux ondes électromagnétiques
L’association des parents d’élèves (APE) ainsi que les directeurs des écoles maternelle et primaire du groupe scolaire des Salines ont reçu une information de la part de la municipalité qui a demandé une étude sur l’exposition aux ondes électromagnétiques auprès d’un organisme indépendant missionné  par l’Agence Nationale des Fréquence (ANFR).  Des mesures ont été effectuées au mois de juillet 2015 sur le taux d’exposition du groupe scolaire des Salines. Le taux le plus élevé est situé dans le potager (face au plan d’eau). Selon Tomas PERROCHAUD, l’adjoint aux nouvelles technologies, ce taux affiche une mesure de 0,58v/m, bien en dessous de la norme fixée par l’Etat qui est de 28v/m. Le rapport d’expertise daté du 16 juillet 2015 conclut donc à la conformité du projet  » Les niveaux de champ, obtenus aux cas A, étant inférieurs à 6 V/m, la conformité du niveau d’exposition au champ électromagnétique dans la bande 100 kHz – 6 GHz vis-à-vis du décret n°2002-775 du 3 mai 2002 est donc déclarée ». De son côté la municipalité minimise l’impact possible pour les enfants en avançant que le nouveau relais ne serait pas orienté en direction de l’école et ne constituerait donc qu’une simple pollution visuelle et non un bombardement d’ondes supplémentaires.


Un questionnement
L’APE qui souligne que les enfants sont déjà soumis aux ondes électromagnétiques du fait d’un réseau wifi au sein de l’établissement, souhaiterait déplacer ce relais, au moins à l’autre bout de la salle de la Soudinière.

Le CPNS prend acte de l’effort d’information de la municipalité qui va dans le sens de la loi dite Abeille¹, du nom de la députée écologique qui la soutenait. Nous regrettons cependant qu’une ou plusieurs réunions d’information et de concertation avec les parents d’élèves, les riverains et les associations environnementales n’aient pas été programmées.

Le CPNS ouvre une enquête avant de prendre définitivement position.

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¹Cette loi met  l’accent sur la prévention au profit des enfants vis à vis des technologies sans fils (antennes relais, téléphones portables, tablettes etc..) et met en questionnement l’hyperélectrosensibilité. Lire sur ce sujet notre dossier « Adoption de la loi sur les ondes électromagnétiques«