le 8 décembre le conseil municipal de Saint-Gilles-Croix-de-Vie a validé les orientations d’aménagement du quartier de La Croix situé en entrée de ville. La zone concernée qui couvre environ 30 hectares est actuellement classée sur le plan local d’urbanisme en « zone à caractère naturel destiné à être ouvert à l’urbanisation à vocation d’habitat et d’activités compatibles avec l’habitat ».  Ce quartier aménagé pourrait accueillir entre 500 et 1 000 habitants sur les derniers terrains disponibles de la Ville. 

 

« La ville souhaite profiter de cette opération pour requalifier fonctionnellement et qualitativement l’entrée de ville » 

 

 

Garder la maîtrise de l’opération

Afin de garder la maitrise des choix fondamentaux de l’aménagement, la commune souhaite inscrire la mise en oeuvre de cette urbanisation dans le cadre d’aménagement d’ensemble sous la forme d’un permis d’aménager, ou sous la forme d’une zone d’aménagement concerté (ZAC). Si ces dispositions permettent effectivement à la municipalité d’imposer ses choix, elles nécessitent l’élaboration d’un cahier des charges très précis et surtout une capacité à imposer ses vues face à la puissance financière du promoteur et aux enjeux économiques locaux. La ZAC du Sablais a laissé quelques souvenirs amères à plus d’un propriétaire et le résultat n’a pas toujours été à la hauteur -si on peut se permettre ce jeu de mots s’agissant des immeubles édifiés en bordure du jaunay et de la dune- des attentes dans un milieu sensible. Plus récemment, la régularisation d’une  construction illégale d’une habitation le long du Jaunay, avenue de La Roche Bonneau, montre un point de fragilité.

 

Un périmètre couvert par un sursis à statuer

Compte tenu des enjeux de développement et de contraintes d’intégration urbaine, fonctionnelle et environnementale de ce projet d’aménagement, l’étude de faisabilité a été étendue aux abords du secteur de La Croix allant du Grenouillet en limite de commune avec le Fenouiller, le site de l’hypermarché,  celui de la Maison familiale, la zone artisanale et celle du futur lycée, soit environ 195 hectares. Pour la zone immédiatement concernée, la municipalité instaure un périmètre à l’intérieur duquel il pourra être mis en oeuvre un sursis à statuer sur toute demande d’autorisation concernant des travaux, constructions ou installations susceptibles de compromettre ou de rendre plus onéreuse la réalisation du projet d’aménagement en cours d’élaboration. Nous saluons cette initiative qui évite le dépôt de dossiers pendant l’instruction du projet, afin d’échapper à des règlements futurs plus contraignants.

 

Respect de la charte éco-quartier

La ville souhaite profiter de cette opération pour requalifier fonctionnellement et qualitativement l’entrée de ville. L’insertion paysagère du projet doit répondre à la charte éco-quartier signée par la commune en juin 2015 : préservation des éléments paysagers structurants et enrichissants de la biodiversité; priorisation des déplacements doux, aménagement des espaces de rencontre et de services aux habitants.

La recherche de la plus haute performance énergétique du quartier figure dans les orientations du projet qui devra faire appel aux solutions les plus sobres en énergie et  avoir recours aux énergies renouvelables.

De même les orientations du projet retiennent de  favoriser les circuits courts pour l’aménagement du quartier.

 

Consultation des habitants et associations

Selon le rapport de présentation, les habitants et les parties prenantes à l’élaboration du projet seront associés, notamment les associations. Le CPNS entend bien répondre à cette proposition. Pour assurer cette concertation, il est proposé d’organiser une exposition publique et la mise à disposition du public d’un registre d’observations. Le bilan de cette concertation devra être présenté le moment venu au Conseil municipal qui devra en tirer les conclusions quant aux dispositions prévues par le projet et les observations faites dans le cadre de cette concertation.

 


Voir le site de la commune pour accéder aux documents et