« Ne jetez pas vos légumes s’ils sont moches ! »

C’est, en quelque sorte, le message que le Comité pour la protection de la nature et des sites (CPNS), le collectif Court-circuit et le centre socioculturel ont tenté de faire passer, samedi après-midi.

 


Reproduction de l’article du lundi 17 octobre 2016 issu de l’édition de Challans – Saint-Gilles-Croix-de-Vie

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Une disco soupe pour éviter le gaspillage

À l’occasion de la Journée de la lutte contre le gaspillage alimentaire, une soupe a été réalisée et dégustée, à la P’tite gare, le centre socioculturel de la ville.

« Ne jetez pas vos légumes s’ils sont moches ! » C’est, en quelque sorte, le message que le Comité pour la protection de la nature et des sites (CPNS), le collectif Court-circuit et le centre socioculturel ont tenté de faire passer, samedi après-midi. La première disco soupe (1) de Saint-Gilles-Croix-de-Vie y était organisée. « Le 16 octobre, c’est la Journée nationale de la lutte contre le gaspillage alimentaire, contextualise Marie-France Simonnet, présidente du CPNS. On fait cette soupe avec des légumes donnés par les producteurs. » De nombreuses personnes sont venues mettre la main à la pâte afin d’aider à éplucher ces légumes biscornus ou promis au rebut. Un travail accompagné par de la musique traditionnelle. Au total, plus de 20 kg ont servi à réaliser une compote de pommes, une garbure, une soupe de potimarrons et une soupe de tomates que les visiteurs ont eu le plaisir de déguster en fin d’après-midi. Une première opération réussie qui en appelle d’autres. « À chaque fois que l’occasion sera donnée, nous le ferons » , précise Marie-France Simonnet.

Marché paysan et Semaine du goût 

Cette initiative intervient à la fin de la Semaine du goût, au cours de laquelle de nombreuses animations ont eu lieu pour les petits et les plus grands. Chaque jour, un intervenant présentait un atelier à partir d’un aliment. Ravioles, chocolat, courges ou encore crêpes et galettes, il y en avait pour tous les goûts. « Ce qui est le plus important durant ces moments-là, c’est le lien social entre les gens », estime Patricia Berthus, animatrice au centre socioculturel. Au même moment, la 6e édition du marché paysan avait lieu au centre socioculturel. « Nous cherchons vraiment à favoriser les producteurs locaux. Ça fonctionne, car nous avons des habitués qui reviennent chaque année » , explique Patricia Berthus. De nombreux stands avaient été installés dans le centre afin de vendre des fruits et légumes du coin. Un samedi à placer, donc, sous le signe de la bonne alimentation. Un effort de plus en plus présent chez les clients. « Les gens ont pris conscience de l’utilité de manger sainement » , se réjouit Serge Habert, président du centre socioculturel la P’tite gare.

Pierre-Hakim OUGGOURNI.

(1) Disco soupe est une association créée en septembre 2012 qui vise à lutter contre le gaspillage alimentaire.