le 6 novembre, la présidente du CPNS a rejoint les membres de l’APNO qui ont fait office de « brigade verte » lors du départ du Vendée Globe. 

La foule des (très grands) jours était attendue à l’occasion du départ de ce 8ième Vendée-Globe aux Sables d’Olonne… et nous pouvons confirmer que le public était bien au rendez-vous! Les quais et plages n’étant pas suffisants pour accueillir les  350.000 spectateurs recensés, ceux-ci se sont répartis le long de la côte, cherchant les points hauts. La protection du site d’intérêt communautaire (SIC) situé en zone Natura 2000 du côté du Puits d’Enfer au Château d’Olonne était prioritaire. Comme il y a 4 ans,  cette mission a été confiée à nos amis de l’APNO (association pour la protection de la nature au pays des Olonnes).

 

 

 

Vêtus de gilets jaunes aux couleurs de l’association, l’étui de la brigade a expliqué aux personnes qui tentaient de franchir les fils lisses de protection, l’importance de rester sur les chemins balisés et de ne pas piétiner cette dune « perchée », espace fragile dont il est important de sauvegarder la végétation qui fixe la dune et lutte ainsi naturellement contre l’érosion. Plusieurs zones étaient particulièrement repérées du fait de la présence d’espèces protégées comme la « silène de Porto » ou des colonies importantes d’oyats. 

 

Vendée-Globe 2016 - Spectateurs sur la dune perchée

Vendée-Globe 2016 – Spectateurs sur la dune perchée

Dune « perchée » : cet adjectif provient du fait de son histoire. En effet, il y a 5000 ans, existait une dune en pente douce vers le rivage, reposant sur un fond rocheux. Puis le niveau marin s’élevant, la mer a balayé le sable et entaillé les rochers, ce qui reste de dune est séparé de l’estran : la dune de sable fossile est « perchée » sur la falaise.

 

 

Si la majorité des gens s’est montrée compréhensive de notre démarche, d’autres ont passé outre nos recommandations, proférant même parfois des insultes à l’égard des membres de la brigade. Nous avons pu mesurer l’importance de notre action qui a porté sur une centaine d’interventions tout le long de la zone. Nous avons aussi constaté qu’il fallait absolument matérialiser la zone par le logo Natura 2000 complété de plusieurs panneaux explicatifs.