Un Éco-Quartier est un projet d’aménagement urbain qui respecte les principes du développement durable tout en s’adaptant aux caractéristiques de son territoire. La ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie mène actuellement une étude de faisabilité – pilotée par la société spécialisée en management de projets urbains Siam Conseils basée à Tours – afin de déterminer les modalités d’aménagement en éco-quartier du secteur dit « de la Croix ». La municipalité a souhaité « associer des habitants et des représentants d’associations et de professionnels de la commune dans un Comité Citoyen » comprenant 10 représentants des associations et professionnels locaux discretionnairement désignés par la mairie et 10 particuliers retenus sur candidatures.

Dans un premier temps cette instance aura pour rôle de participer à l’élaboration du projet par l’analyse des propositions travaillées par l’équipe de professionnels, et d’imaginer les besoins, les attentes et les usages des habitants du futur éco-quartier du secteur de La Croix.

Les enjeux

Les enjeux sont importants car le quartier de La Croix constitue l’une des dernières zones urbanisables de la ville. Les défis à relever sont nombreux. La rareté des terrains et la forte attractivité de la ville ont rendu les terrains locaux excessivement chers et hors de portée de nombreux jeunes ménages. Nous connaissons donc une forte demande de logements émanant des jeunes ménages. Les chiffres fournis par l’INSEE sont éloquents :

Enquête INSEE 2013

49,8% de la population de Saint-Gilles-Croix-de-Vie a plus de 60 ans. La part des plus de 75 ans y atteint 21% tandis que celle des 15-29 ans ne représente que 12,2%.

Seulement 37,62% des actifs ayant un emploi dans la ville y résident.

 

Ces statistiques montrent que le maintien de la mixité sociale à Saint-Gilles-Croix-de-Vie n’est donc pas sans poser de réels problèmes auxquels il conviendra de répondre dans l’élaboration de ce projet d’éco-quartier.

Le secteur de La Croix figure en en zonage 1AUh5 du plan local d’urbanisme de la commune (zone à urbaniser). Il est situé derrière la zone d’activité Atlantis et bordée par le Grenouillet qui fixe la frontière avec une zone agricole de la commune du Fenouiller. La présence de haies bocagères, le vallonnement de la surface et la présence du Grenouillet lui confèrent un attrait particulier qu’il sera souhaitable de conserver autant que faire ce peut. Les liaisons douces et les connexions avec les autres quartiers de la ville devront faire partie du cahier des charges. Un habitat à haute performance énergétique et un mode de construction respectueux de l’environnement doivent être privilégiés. La volonté de la municipalité d’un aménagement de type éco-quartier est de bon augure. Cependant, avec une surface de 30,5 hectares, la zone offre un potentiel d’aménagements important qu’il conviendra de suivre avec attention, tant la pression économique qui ne manquera pas de s’exercer sera forte.

 

 

 

La candidature du CPNS rejetée par la ville

Le CPNS siège à la Commission départementale de la nature et des sites, rencontre des acteurs de la Transition énergétique sur le territoire dont il promeut la politique en s’appuyant sur l’expertise de France Nature Environnement Pays de Loire auquel il est affilié. Fort de ses compétences et de sa légitimité, le CPNS pensait avoir la légitimité requise pour figurer sur la liste des représentants du milieu associatif.

Ayant appris qu’une sélection était en cours sans appel d’offre pour les associations, le CPNS a spontanément postulé pour participer à ce comité et désigné son administrateur Michel Chevalier pour le représenter. Michel – qui habite Saint-Gilles-Croix-de-Vie – participe concrètement à des projets d’éco-quartiers en Loire Atlantique. A notre surprise le CPNS n’a pas été retenu, ni donc Michel qui a aussitôt postulé à titre individuel sans plus de succès.

Interrogée par nos soins, la Directrice adjointe du Service Planification Urbaine et Développement Durable de la mairie nous fait savoir que :

« Conformément aux informations communiquées, différents critères ont été requis pour sélectionner les 20 participants à cette première phase de concertation.

La municipalité a effectué son choix sur la base de l’âge, de la parité homme/femme et du quartier de résidences des candidats.

L’objectif est de créer un comité intergénérationnel, mixte et connaissant les différents secteurs de la commune ».

Nos arguments n’ont manifestement pas été entendus. Nous le regrettons vivement car le CPNS n’hésite pas à s’impliquer dans les actions communales comme par exemple le Vendée Energie Tour ou tout dernièrement la gestion de la Boîte à dons.

La directrice adjointe fait savoir que « Les personnes non retenues à ce stade sont inscrites sur liste d’attente » ; une réponse qui ne règle pas le problème de l’absence du CPNS dans le collège des associations.

 

Une présence du CPNS néanmoins assurée indirectement

Nous serons néanmoins actifs sur ce dossier. En effet, notre vice-président Cyriaque Feuillet qui postulait au titre des représentations individuelles a, quant à lui, été retenu. A noter qu’en cas de sélection du CPNS, il avait fait savoir qu’il laisserait sa place pour permettre l’expression d’une plus large expression de la représentativité citoyenne.

Interpelée à son tour sur la  non sélection du CPNS, l’adjointe chargée du dossier fait savoir que la présence de Cyriaque Feuillet établit un équilibre en ce qu’il exprimera aussi le point de vue du CPNS. Cette réponse ne nous satisfait pas car dans les faits, le CPNS en tant que tel est bien écarté de la consultation. C’est faire peu de cas d’une association créée en 1973 à qui Saint-Gilles-Croix-de-Vie doit, entre autres, la sauvegarde de ses dunes, l’arrêt de l’urbanisation sur la Grande Plage, le classement des quartiers historiques en Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager…

 

Convenons que la démocratie participative est un exercice périlleux.