Chaque année, les bénévoles des associations fédérées à Coorlit85 se mobilisent sur les plages du littoral vendéen pour expliquer les secrets de la laisse de mer et l’utilité de sa préservation. Le CPNS participe à cette action en organisant 4 animations sur les plages du canton de Saint-Hilaire-de-Riez. Le journal Ouest-France s’est fait l’écho de l’une d’elles.

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reproduction de l’article du journal Ouest-France du vendredi 11 août 2017


La laisse de mer expliquée aux touristes

La laisse de mer, on en entend parler, mais de quoi s’agit-il au juste, et quelle est son utilité ? Depuis 2008, le CPNS (Comité pour la protection de la nature et des sites), organise des animations à Noirmoutier, aux Olonnes, à Jard-sur-Mer et à Saint-Hilaire. C’était le cas lundi sur la plage des Mouettes où Marie-France Simonnet a montré ce qu’était la laisse de mer. Comme son nom l’indique, la laisse de mer, c’est ce que cette dernière dépose lorsqu’elle se retire. Il est facile de la localiser, puisqu’en majorité elle est constituée de dépôts d’algues, parmi lesquelles bien des éléments se trouvent imbriqués. Avant de les énumérer et de les présenter, Marie-France Simonnet explique le rôle de la laisse de mer:« Elle participe à la chaîne alimentaire pour les poissons et les oiseaux ; partant de là, ceci permet le développement de la végétation du pied des dunes, dont les oyats, qui fixent le sable et constituent un frein naturel à l’érosion des côtes. » 

Que trouve-t-on dans la laisse de mer ? 
« Il y a des coquillages, des os de seiches, des carapaces de crabes, des œufs de raie, des plumes ou morceaux de squelettes d’oiseaux et bien d’autres encore. » Il y a aussi des déchets d’origine humaine dont les pires sont les plastiques car ils sont très longs à disparaître et néfastes aux poissons qui en ingurgitent.

Comment les plages sont-elles nettoyées ? 
« Il y a différents modes de nettoyage selon que les plages sont en site naturel ou urbain. Il y a des algues rouges, parfois abondantes à Sion, des algues brunes et très peu d’algues vertes. Les algues rouges sont récupérées et traitées à SaintHilaire pour fabriquer de l’engrais. Quant aux autres nettoyages, il s’agit autant que possible d’éliminer les déchets abandonnés par les gens et de maintenir en place la laisse de mer, ce qui conduit à des interventions manuelles. »

 


Article issu de l’édition de Challans – Saint-Gilles-Croix-de-Vie du vendredi 11 août 2017

Photo: Ouest-France