« un diagnostique objectif et approfondi pour des préconisations raisonnables au niveau du PLU pour la décennie à venir à condition de corriger la prévision de consommation d’espaces constructibles »

 

Un environnement déjà protégé ou en cours de l’être

La commune de Brem-sur-Mer est incluse dans le périmètre du SCoT du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et dans le SAGE Auzance, Vertonne et cours d’eau côtiers.

 L’église St Nicolas est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. 

Deux vallées et un vallon présentent un intérêt écologique :

  •   la vallée du Brandeau (et de l’Ecours dans sa partie terminale),
  •   la vallée de la Corde,
  •   le vallon de la Rigordière.

« le Conservatoire Botanique National de Brest a fait part à la commune (et au Conseil Général de Vendée, porteur du projet de déviation de la RD38) de la découverte de stations d’espèces végétales de grande valeur patrimonialedans le vallon de la Rigordière et de la Crulière dont plusieurs espèces protégées. »

 

Eglise-Saint-Nicolas---Brem-sur-Mer

 

Nos observations

1) la protection du patrimoine : Le développement de l’urbanisation de Brétignolles-sur-mer peut avoir des conséquences en termes de co-visibilité, vis à vis de l’église St Nicolas, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

2) la gestion des eaux usées relève de l’inter-communalité ; la station d’épuration du Brandeau est jugée suffisante pour gérer les besoins de Brem-sur-Mer, Brétignolles-sur-Mer et Landevieille. Cependant,  l’analyse du développement des besoins de la commune n’est pas mise en corrélation avec les besoins de l’intercommunalité concernée, notamment en période estivale.

3) les liaisons routières : le délestage probable de Brem-sur-Mer porte une atteinte environnementale grave aux qualités du vallon de la Rigordière comportant des espèces végétales de grande valeur. La question de l’évitement, la réduction ou la compensation se posera lors de la réalisation du contournement ; ne faudrait-il pas régler cette question dans le PLU ?
Autre inconvénient de la voie de contournement : elle va couvrir une bande de 13ha et va isoler le secteur du bourg du reste du territoire communal, ce qui suggère des questions :

  • Comment les 2 parties du territoire communal resteront liées, tant pour ne pas entraver les usages humains que pour le bon fonctionnement du milieu naturel ?
  • Qu’adviendra-t-il du corridor écologique que représente l’axe du projet routier ?
  • Comment intégrer ce contournement qui longe une zone habitée au nord de la D38 ?
  • Le zonage 2AUl est-il approprié à cet espace en raison du délai de maturation du projet de contournement ? Ne vaudrait-il pas mieux le laisser en A ou N ?

4) les boisements et les haies : le rapport constate que le réseau de haies est faiblement développé du fait d’importantes restructurations agricoles. Le CPNS rappelle que ces espaces sont le support d’une biodiversité plus ‘ordinaire’, où se rencontrent des espèces communes, et participent à l’équilibre général. La nécessité d’une réglementation plus forte que celle édictée s’impose donc si on ne veut pas voir disparaître le restant.

5) les prévisions de croissance démographique : le PLU table sur une croissance annuelle de +2,1 assez proche de la croissance de la décennie précédente mais très supérieure à celle de l’INSEE (0,9%) ; la municipalité se justifie sans convaincre. Par contre nous pouvons estimer ses prévisions de consommation d’espaces nouveaux trop importantes alors que le potentiel des dents creuses est de 320 logements.
Ne faudrait-il pas restreindre cette consommation d’espaces ou la conditionner à l’épuisement des dents creuses, ce qui n’est pas incohérent dans la mesure où la commune privilégie l’habitat individuel et non pas le collectif vertical, qu’elle n’exprime pas le besoin d’équipements collectifs ?

 

Notre conclusion

Nous estimons que la municipalité de Brem-sur-Mer a réalisé un diagnostic objectif et approfondi, et que les préconisations du PLU pour la décennie à venir sont raisonnables, à condition toutefois de corriger la prévision de consommation d’espaces constructibles.